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Acte de baptême sur microfilm (archives de l’Etat de Fribourg) Traduit du latin le 08.06.2004, par Jean Pharisa, webmestre de ce site
L’An 1824, le 2ème jour du mois de juin, est né et le jour suivant, devant l’imminence d’un danger de mort, a été baptisé par la sage-femme, Marie Sudan. Le
jour d’après, sans cérémonie, l’enfant a été inscrit dans l’église paroissiale de St-Othmar, à Broc, fils illégitime de Marie Françoise, fille du défunt Jean Nicolas Gaspar, fils lui-même de
Claude Pharisaz, d’Estavannens.
Le père étant inconnu, l’enfant a été adjugé à la mère et il portera son nom, selon la sentence de M. Ammann, préfet à Gruyères, du 25 juin 1824.
Le
parrain fut Jean Nicolas Barras, de Broc et la marraine fut Marie Catherine Sallin, de Villaz-St-Pierre, vivant temporairement à Broc. Le nom imposé à l’enfant fut Jean Nicolas (Pharisaz).
Signé : Jean Antoine Bochud, curé de la paroisse de Broc. .
Extrait du PV de la réunion du conseil communal du 13 nov. 1845
Jean Pharisa, fils illégitime de Françoise Pharisa, veut se marier. Le CC fixe sa contribution de mariage à 4 francs
et 50 Rappen + 64 francs pour la raison qu’il veut se marier avec une étrangère. Jean Pharisa donne caution son oncle Nicolas Pharisa et demande a pouvoir rendre son certificat de mariage en cas où le mariage
ne se fit pas. Le 16 novembre, le certificat est rendu au CC
N.B. Une nouvelle demande interviendra quelques temps plus tard... Le couple ira s’établir en France, dans le dép. du Doubs, avant 1850. Ce Jean Farisa
était fruitier de profession (travaillant dans une fruitière), du patois gruérien “fretchire” signifiant fromagerie. Fruitier signifiait alors fromager. Jean Farisa ne figure plus dans le dossier du
recensement fédéral du 23 mars 1850, alors qu’il est toujours présent en 1845.
Extrait du PV de la réunion du conseil communal du 27 avril 1872
Jean Farisa, marié à Marie Eugénie Cordier, domicilié et fermier en France, vu les mauvaises années et l’occupation du pays par les Prussiens, se trouve dans
l’impossibilité de faire des semailles. Le CC lui accorde 100 francs de la bourse des pauvres pour l’aider dans son entreprise et pour élever sa famille convenablement comme il l’a fait jusqu’ici
Considérations
Le père de Françoise Marie est Jean Nicolas Gaspar Farisa, né le 06.04.1763, soit l’ancêtre commun à tous les “Pharisa” existant aujourd’hui. L’oncle de
Jean Nicolas (le fromager) est Jean Nicolas Farisa, né le 16.08.1787 et décédé en 1881. Tous sont cités dans l’arbre généalogique No 3. Nous pouvons donc être pratiquement certains que les “Pharizat”,
“Pharisat” et “Pharisaz” vivant actuellement en Franche-Comté sont bien les descendants directs de Jean Nicolas, le fromager suisse. La graphie du nom “Farisa” a été adaptée aux diverses branches
descendantes, comme du reste en Suisse aussi, jusqu’à ce que l’état civil, créé en 1874, impose l’othographe pour chaque patronyme.
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